Il existe une catégorie de pages que personne n’a envie d’écrire : « à propos », page auteur, contact, mentions légales. Elles ne se positionnent sur rien, elles n’intéressent presque aucun visiteur, et on les expédie en dix minutes avec un texte générique.
Elles font pourtant partie des rares éléments qui distinguent un site réel d’un site fabriqué — pour un lecteur, pour un moteur, et surtout pour quiconque envisage de travailler avec vous.
Qui les lit réellement
Peu de visiteurs, c’est vrai. Mais ceux qui les lisent sont précisément ceux qui comptent.
- Le modérateur d’annuaire qui décide d’accepter ou non votre fiche. Un site sans identité derrière lui est le premier écarté, comme nous l’expliquons dans notre article sur les critères de qualification d’un annuaire, qui s’appliquent aussi dans l’autre sens.
- L’éditeur à qui vous proposez un article invité. Il vérifie qui vous êtes avant de répondre, et l’absence de page auteur crédible clôt souvent la discussion.
- L’acheteur ou le vendeur d’emplacements de liens, qui applique une grille où les signaux d’existence réelle figurent en bonne place.
- Le visiteur qui hésite avant de vous faire confiance sur un sujet engageant.
Autrement dit : ces pages ne vous apportent pas de trafic, elles conditionnent ce que vous pouvez faire de votre trafic.
La page « à propos »
La plus mal écrite de toutes, généralement parce qu’elle parle du site au lieu de parler des gens.
- Qui écrit ici. Un nom, un parcours, une raison d’être légitime sur le sujet. Si vous préférez rester discret, dites au moins ce que vous faites et depuis quand.
- Pourquoi ce site existe. Le problème que vous avez voulu traiter, ce qui manquait ailleurs. C’est la partie que les lecteurs retiennent.
- Comment vous travaillez. Comment vous choisissez vos sujets, ce que vous vérifiez, ce que vous ne prétendez pas savoir. Une réserve assumée vaut mieux qu’une affirmation d’expertise généraliste.
- Comment vous êtes financé. Affiliation, partenariats, emplacements publicitaires, vente de services. Le dire clairement n’a jamais fait fuir personne, et le cacher se remarque.
- Comment vous joindre. Un moyen de contact réel, relevé.
La page auteur
Souvent générée automatiquement, vide, et laissée indexée — le pire des trois états possibles.
Deux options cohérentes. Soit vous la renseignez réellement : présentation, domaine de compétence, liens vers des profils professionnels vérifiables, et liste des articles. Soit vous l’excluez de l’index, ce qui est le choix logique sur un site à auteur unique où elle duplique la page « à propos ». Ce réglage se fait dans votre extension SEO, comme indiqué dans notre article sur les extensions SEO pour WordPress.
Dans tous les cas, signez vos articles. Un contenu sans auteur identifiable est un contenu que personne n’assume, et cela se lit.
La page contact
Elle doit permettre de vous joindre, ce qui paraît évident et l’est rarement. Un formulaire dont les messages n’arrivent nulle part est plus dommageable qu’une absence de page contact.
- Un moyen de contact que vous relevez effectivement, et testé.
- Un délai de réponse annoncé, même approximatif.
- Une indication de ce pour quoi on peut vous écrire — et de ce pour quoi c’est inutile.
- Si vous acceptez des partenariats ou des emplacements, dites-le ici : c’est la première page que consultent ceux qui vous cherchent pour cela.
Les mentions obligatoires
Leur contenu exact dépend de votre pays, de votre statut et de votre activité, et nous ne prétendons pas ici vous dire ce que la loi exige de vous — c’est une question à traiter avec quelqu’un dont c’est le métier.
Ce que nous pouvons dire, c’est que leur absence est immédiatement visible et interprétée comme un signe qu’il n’y a personne derrière le site. Les avoir, complètes et exactes, vous coûte une heure. Ne pas les avoir vous ferme des portes en permanence, y compris auprès de partenaires qui ne vous diront jamais pourquoi ils n’ont pas donné suite.
Les signaux au-delà des pages
- Des dates visibles. Publication et mise à jour. Un site sans aucune date paraît figé, ou dissimulateur.
- Des sources citées quand vous avancez des faits vérifiables, avec des liens vers l’origine.
- Une régularité de publication. Un site alimenté chaque mois raconte autre chose qu’un site dont le dernier article date de trois ans.
- Une cohérence thématique. Un site qui traite un domaine et s’y tient est plus crédible qu’un site qui parle de tout, sujet abordé dans notre article sur le choix des sujets.
- Des données structurées cohérentes avec ce que vos pages affichent réellement, comme expliqué dans notre article sur les données structurées.
Questions fréquentes
Ces pages influencent-elles le référencement ?
Pas directement : elles ne se positionnent sur rien et n’apportent pas de trafic. Leur effet est indirect mais réel. Elles conditionnent l’acceptation dans les annuaires modérés, la réponse d’un éditeur à qui vous proposez un article, et la décision d’un partenaire. Autrement dit, elles ne créent pas de trafic, elles déterminent ce que vous pouvez faire de votre site.
Faut-il indiquer son vrai nom ?
Ce n’est pas obligatoire pour un blog personnel, et beaucoup de sites fonctionnent sous un pseudonyme cohérent. Ce qui compte est qu’une identité existe et soit stable : un nom, une voix, un parcours qui explique votre légitimité. L’anonymat total, sans aucune information sur qui écrit, est en revanche un handicap réel dès que vous cherchez des partenariats ou une inscription en annuaire modéré.
Faut-il indexer la page auteur ?
Deux options cohérentes seulement. Si vous la renseignez réellement, avec une présentation, un domaine de compétence et des profils vérifiables, laissez-la indexée : elle porte un signal utile. Si elle est générée automatiquement et vide, excluez-la de l’index, ce qui est le choix logique sur un site à auteur unique où elle duplique la page à propos. Le pire état est une page vide laissée indexée.
Faut-il annoncer que l'on perçoit des commissions ?
Oui, et c’est même dans votre intérêt au-delà de l’obligation réglementaire qui peut s’appliquer selon les cas. Un site qui annonce clairement son modèle inspire davantage confiance qu’un site dont le lecteur découvre le financement par lui-même. Cette transparence est aussi un signal fort auprès des partenaires professionnels, qui préfèrent traiter avec un interlocuteur qui assume son activité.
Que mettre dans les mentions légales ?
Leur contenu exact dépend de votre pays, de votre statut et de votre activité, et cette question relève d’un professionnel du droit plutôt que d’un conseil général. Ce qui est certain, c’est que leur absence est immédiatement visible et interprétée comme un signe qu’il n’y a personne derrière le site. Les établir correctement vous coûte peu ; ne pas les avoir vous ferme des portes en permanence.
Faut-il dater ses articles ?
Oui. Un site sans aucune date paraît figé ou dissimulateur, et le lecteur ne peut pas juger de l’actualité de l’information. Affichez la date de publication et, si vous mettez à jour vos contenus, celle de la dernière révision : c’est la solution la plus honnête et la plus utile. En revanche, ne modifiez jamais une date sans avoir réellement mis le contenu à jour.
Combien de temps consacrer à ces pages ?
Une demi-journée, une fois pour toutes, avec une relecture annuelle pour vérifier que les informations restent exactes. C’est un investissement dérisoire au regard de ce qu’il débloque : acceptation dans les annuaires modérés, crédibilité auprès des éditeurs et des partenaires, et confiance des visiteurs sur les sujets engageants. Peu de chantiers offrent un rapport aussi favorable.
Pour aller plus loin
- Évaluer un spot de lien avant d'acheterLes signaux d’existence réelle vus du côté de celui qui vous évalue.Voir la grille
- L'article invitéPourquoi un éditeur consulte votre page auteur avant de vous répondre.Voir la méthode
- Vendre des liens sur son siteLa crédibilité de votre site détermine directement ce que valent vos emplacements.Lire l'article
- Les données structuréesDéclarer formellement qui vous êtes, en cohérence avec ce que vos pages affichent.Lire l'article






